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PREMIERS JOURS à l’Hôtel-de-Ville : exposition gratuite sur la Résistance en Région parisienne

Dernière mise à jour : lundi 18 mars 2013,    par: Expositions

Du 19 mars au 25 avril 2013, l’Hôtel-de-Ville donne à voir une exposition sur ce que fut la Résistance sous l’Occupation et sur l’époque qui suivit la Libération de Paris. Le champ étudié couvre l’ancien département de la Seine, c’est à dire à peu près Paris et la petite ceinture.

Cette exposition est placée sous le commissariat de Charles Riondet, archiviste et chargé de recherches au Musée de la Résistance nationale (Champigny/Marne), et son comité scientifique est constitué du Comité parisien de la Libération, du musée du Général Leclerc, du musée Jean Moulin, et du musée de l’Ordre de la Libération.

Lecture du journal Libération sur une des barricades du carrefour Saint-Michel - Saint-Germain, photographie de Robert Doisneau, 22 août 1944 © Atelier Robert Doisneau

Si Paris et le département de la Seine avaient connu l’humiliation suprême de l’Armée nazie descendant les Champs-Élysées et d’Hitler humant l’air frais d’un petit matin au Trocadéro, la population avait réagi de différentes manières à la présence de l’Occupant, dont souvent avec des gestes simples, quotidiens, souvent d’ailleurs non revendiqués comme des attitudes de rébellion, mais le phénomène de rejet avait été important...

Pour autant qu’il l’ait été, il serait extrêmement difficile et aventureux, même aujourd’hui, d’avancer une quelconque approximation en termes d’effectifs. Combien furent-ils ceux qui s’engagèrent tout de suite dans la lutte armée de libération ? Une minorité, bien évidemment, mais il est vrai que les petits gestes comme de véritables actes de bravoure se sont multipliés durant ces années noires jusqu’à l’explosion finale insurrectionnelle des FFI du 18/08/1944 qui devait aider à ce que Paris soit enfin libéré.

Il est par ailleurs réconfortant de constater qu’il n’y ait pas eu d’exclusion politique d’aucun des courants qui participèrent à cette Histoire au monument dressé à ces héros à la cascade du Bois de Boulogne : tout l’échantillon est bien présent, des Croix de feu aux Communistes...

Les événements se succédèrent sous leurs différentes formes, de la manifestation "spontanée" des jeunes étudiants le 11 novembre 1941 à l’Étoile, aux lancés de tracts à la Sorbonne, des assassinats ciblés d’officiers allemands à la fabrication de faux papiers, de l’impression de journaux clandestins (meuble à casses de l’imprimerie Limpens de Chennevières) aux sabotages, en passant par la commande de bijoux d’or ou d’autres étoiles (comme Swing... chez les zazous), détournant celle imposée aux Juifs par les Allemands.

Le premier étage de l’exposition présente dans une relative pénombre le versant clandestin de la résistance. Personnalités, passages de messages, précautions des prises de rdv, organigramme protégeant chaque échelon, reconstitutions de quelques scènes d’époque et présentations d’objets et d’outils (valise-radio, fausses pièces d’identités, armes de poing, publications dont le journal Défense de la France, et affiches appelant au sursaut...)

Sur un billet de banque figure en minuscule la phrase "Ménagère, pour enlever le vert de gris, employez le détergent De Gaulle !"

Dans un message crypté du 19/09/1942, Pierre Laval demandait à la Police d’arrêter préventivement des gens dans "les milieux communistes, gaullistes et étrangers" qui seraient libérés en l’absence de troubles, ou maintenus arrêtés dans le cas contraire.

Rue de Rivoli, combats contre des tireurs des toits après le passage du général de Gaulle. Anonyme, 26 août 1944, Musée de la Résistance nationale, Champigny © MRN.

Dans la partie claire du rez-de-chaussée, l’insurrection bat son plein, puis au-delà de la Libération les résistants s’engagent dans la re-création d’un nouvel ordre politique. Surpris de voir le nombre de personnes, accusées ou suspectées d’avoir collaboré avec l’occupant, enfermées au "Vél’d’Hiv’".

Francis Porret, projectionniste au cinéma d’Enghien-les-Bains, put filmer en caméra cachée la présence allemande... puis les combats.

À la Libération, des lieux d’exécution utilisés par l’occupant seront découverts : stand de tir de Balard, Champ-de-Mars, jardins du Luxembourg, Ivry/Seine, Créteil, Châtenay-Malabry, et bien d’autres...

Résistance en Région parisienne, du 19 mars au 25 avril 2013, Hôtel de Ville par le Parvis, de 10 à 18h30 du lundi au samedi inclus (attention, exposition fermée les dimanches, et les 25 et 26 mars, et les 22 et 23 avril 2013.

Vous retrouverez dans les articles 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z et 2013 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions 2012 et celles de 2013 déjà annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans les articles Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris, et Calendrier 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : "LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du...".

Nous tenterons aussi de vous les présenter chaque mois , à partir de Février 2013.

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, pour Paris, des MEILLEURS CATALOGUES des expositions 2012, en vous indiquant en plus les nominés, et les primés au Prix CatalPa 2012 pour les catalogues d’expositions de Paris.

Nous procéderons de la même manière en 2013, avec PARIS 2013 : les meilleurs catalogues d’expositions de Paris.

André Balbo

sources : visite, Hôtel-de-Ville

de 10 à 18h30 du lundi au samedi inclus, fermé les dimanches et les 25 et 26 mars, et les 22 et 23 avril 2013.

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