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Le printemps du bouleau

Bien que les températures actuelles ne le laissent guère présager, c’est le printemps, le temps des grands nettoyages, au dedans comme au dehors. Si vos pénates ne vous inspirent pas, pensez à vous et mettez-vous au bouleau !

Dernière mise à jour : jeudi 4 avril 2013,    par: Marion Augustin

La sève, les feuilles et l’écorce ont des vertus connues en Europe depuis le Moyen Age.

Pierre-François Percy, le chirurgien militaire des armées de Napoléon, déclara :
Dans tout le Nord de l’Europe, jusqu’aux confins de la Russie, l’eau de bouleau est l’espoir, le bonheur, et la panacée des habitants riches ou pauvres, grands et petits, seigneurs et serfs... Les maladies de la peau, boutons, dartres, couperoses etc. lui résistent rarement. C’est un remède précieux dans les affections rhumatismales, les reliquats de goutte, les embarras de la vessie et une foule de maladies chroniques.

Aujourd’hui encore, les adeptes de l’eau de bouleau recueillent au printemps la sève du bouleau pour en faire de l’eau ou du sirop.

Les 4 propriétés du bouleau selon la tradition russe

Des proverbes russes écrits en 1860, retrouvés par des historiens, nous apprennent que le bouleau fait bien quatre choses :
- Il donne la lumière au monde (avec des branches de bouleau, on fait des torches).
- Il étouffe les cris (du bouleau, on tire du goudron avec lequel on badigeonne les roues des chariots).
- Il guérit les malades (la sève de bouleau était à l’époque un remède utilisé par toutes les classes sociales).
- Il nettoie (dans les bains russes, pour provoquer la transpiration, on se fustige tout le corps avec des branches de bouleau).

Ces qualités sont aujourd’hui reconnues et le bouleau, sous forme de jus, de sirop, de décoction ou d’infusion est recommandé pour être en forme et surtout retrouver un teint de damoiselle (ou de damoiseau).

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