.evous
  

DERNIER JOUR. Exposition Miroir du désir, à Guimet

Du 6 juillet au 10 octobre 2016, au musée Guimet.

Dernière mise à jour : lundi 10 octobre 2016,    par: Expositions

Le musée Guimet (MNAAG) dévoile un pan de son riche fonds d’estampes japonaises et aborde l’image contrastée des femmes : leur place dans la société, mais aussi les relations qui les unissent entre elles ou celles qu’elles entretiennent avec les hommes.

Véritable promenade visuelle, l’exposition propose un parcours à travers les différents types de représentations de l’image féminine à la période d’Edo (1603-1868).

Si le terme même « d’estampe japonaise » fut synonyme d’images délicatement érotiques voire crûment pornographiques, on ne peut y réduire l’image féminine telle que dépeinte par les plus grands noms de l’Ukiyo-e (dont Suzuki Harunobu, Hosoda Eiri, Kitagawa Utamaro et Katsuchika Hokusai).

Japon. Katsukawa Shun’ei (1762-1819). Courtisanes exposées à la vue du public (harimise). Paravent à 6 volets. Signature et sceau de l’artiste. Milieu de l’époque d’Edo, ères Tenmei (1781-1789) à Kansei (1789-1801). Encre, couleurs et poudre d’or sur papier.

À l’occasion de cette exposition, le spectre des œuvres présentées va des courtisanes et de l’évocation du quartier des plaisirs de Edo (Yoshiwara) aux shunga (estampes pornographiques) des XVIIIe et XIXe siècles ; des femmes devenues objet d’un désir parfois violent jusqu’à leur intimité retrouvée loin des hommes : se promenant en barque ou sous les arbres en fleur, s’apprêtant au bain ou au sommeil.

Chobunsai (ou Hosoda) Eishi (1756-1829). Jeune femme observant sa coiffure dans un miroir. Époque d’Edo (1603-1868), 1795-1796 (?) Impression polychrome. Legs Drouhet, 1912 © RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Peter Willi

De rares ensembles sont montrés à cette occasion dont le célèbre triptyque « Les pêcheuses d’abalones » d’Utamaro (vers 1797).

Il n’est pas fréquent cet exemple de nus féminins dans l’estampe japonaise en dehors du champ de l’estampe érotique. Ce triptyque représente des ama – littéralement « femmes de la mer » –, qui depuis des siècles pêchent des abalones sur la côte Pacifique du Japon.

Des explications ciblées fort didactiques portent sur des aspects souvent peu compris de l’estampe japonaise qui fut un tel creuset d’inspiration pour nos peintres des XIXe et XXe siècle : les ama / pêcheuses japonaises d’abalones, raisons d’être des shungas et traductions d’une grande crudité des textes qui saturent souvent l’espace de l’estampe, imagerie du mouchoir mordu, théâtralité de la moustiquaire, le quartier Yoshiwara à Edo, et les maisons vertes.

Miroir du désir. Images de femmes dans l’estampe japonaise, du 6 juillet au 10 octobre 2016, au musée national des arts asiatiques - Guimet, 6, place d’Iéna, 75116 Paris, métro Iéna, Trocadéro, Boissière, bus n° 22, 30, 32, 63, 82. ouvert de 10 à 18h sauf le mardi. 9,50 ou 7€. www.guimet.fr.

Kitagawa Utamaro (1753-1806). Les Pêcheuses d'abalones. Époque d'Edo, 1797-1798. Triptyque, impression polychrome, 38,2 x 25,5cm ; 37,1 x 24,1cm ; 37,2 x 24,3cm. Paris, musée national des arts asiatiques – Guimet, ancienne collection Louis Gonse, 1953 © RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Thierry Ollivier
Kitagawa Utamaro (1753-1806). Les Pêcheuses d’abalones. Époque d’Edo, 1797-1798. Triptyque, impression polychrome, 38,2 x 25,5cm ; 37,1 x 24,1cm ; 37,2 x 24,3cm. Paris, musée national des arts asiatiques – Guimet, ancienne collection Louis Gonse, 1953 © RMN-Grand Palais (musée Guimet, Paris) / Thierry Ollivier

Lire aussi Toutes les expositions 2016 au musée Guimet.


***

Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, et au Petit Palais.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Le petit catalogue précieux de cette exposition fait partie de notre sélection 2016 des catalogues d’expositions de Paris.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : musée national des arts asiatiques - Guimet

Mots-clés